Suite aux événements, l'équipe exécutive a décidé de supprimer tous les articles qui pourraient nous incriminer dans un quelconque jeu sérieux ou jeu du sérieux. Je suis un jean-foutre, un rigolo, un bouffon, rien de plus.

10/07/2008

10/07/08 - 17:46

c'est les vacances !!!!!!!

25/06/2008

25/06/08 - 14:44

* As the world turns *


Quand tu aimes il faut partir
Quitte ta femme quitte ton enfant
Quitte ton ami quitte ton amie
Quitte ton amante quitte ton amant
Quand tu aimes il faut partir

Le monde est plein de nègres et de négresses
Des femmes des hommes des hommes des femmes
Regarde les beaux magasins
Ce fiacre cet homme cette femme ce fiacre
Et toutes les belles marchandises

II y a l'air il y a le vent
Les montagnes l'eau le ciel la terre
Les enfants les animaux
Les plantes et le charbon de terre

Apprends à vendre à acheter à revendre
Donne prends donne prends

Quand tu aimes il faut savoir
Chanter courir manger boire
Siffler
Et apprendre à travailler

Quand tu aimes il faut partir
Ne larmoie pas en souriant
Ne te niche pas entre deux seins
Respire marche pars va-t'en

Je prends mon bain et je regarde
Je vois la bouche que je connais
La main la jambe l'œil
Je prends mon bain et je regarde

Le monde entier est toujours là
La vie pleine de choses surprenantes
Je sors de la pharmacie
Je descends juste de la bascule
Je pèse mes 80 kilos
Je t'aime


Blaise Cendrars, Feuilles de route, 1924

15/06/2008

15/06/08 - 00:52

une analyse première me porte à croire que c'est un signe évident de l'illégitimité de votre démocratie à représentation qu'il faille passer par la voie parlementaire pour valider ce qui fut refuser sous référendum.
et c'est aussi suffisant pour ne point se réjouir de ce que des patriotes contre l'avortement ont pu obtenir sans jamais ne construire ou pour ne point s'offusquer de ce que des électeurs ont pu, dans le cadre de l'Etat, mettre en branle.

20/05/2008

20/05/08 - 13:00

Être Furyo permet-il de penser « bien » ? Ou peut-on penser la morale sans l’appeler au secours.

article mère consultable

"A force hypocritement de rejeter la morale comme quelque chose de mal", concevez-vous qu'il s'agit d'une antinomie ? Rejeter la morale en utilisant l'adjectif le plus entachée d'une logique moraliste primitive : "c'est mal", ce n'est pas beaucoup de respect pour ceux qui décrient la morale. Au moins est-ce faire peu cas des réflexions matérialistes de P.Bourdieu, M.Foucault, F.Niezsche, M.Onfray, D.A.F. de Sade…

S’il est question de morale, je ne peux faire l’économie d’une réflexion de l’investissement du politique dans les mesures coercitives sur le corps de l’individu. C’est dans ce champ, et par le truchement des cérémoniaux, du répétitif, des rituels initiatiques et punitifs (que maîtrisent tout autant les Églises que les États) qu’on verra poindre la structuration d’une morale collective, que l’on appelle doxa, ou qu’on taxe de doxique, pour préciser qu’elle est l’intégration, l’acceptation d’un ordre du monde par l’individu. Baptême, communion, mariages, garçon d’honneur, parrainage, confession et messe (une pour chaque acte ou passage, imposant un temps cyclique du renouvellement et d’une éternité sans cesse renouvelée), ou encore actes de naissance, de mariage, pacs, recensement, carte d’identité ou d’électeur, renouvellement tous les 10 ans ou plus fréquemment qu’il n’est nécessaire (pour les élections), cyclicité des élections quand d’autres formes (e.g. celle du mandat révocable) sont envisageables, autant de stratagèmes qui exposent la normalité, autant de stratégies et bien d’autres encore qui participent au phénomène de normation décrit par Michel Foucault et qui éduquent (au sens fermé) l’individu aux attentes comportementales socialement normées.

Citons le : « Analyser l’investissement politique du corps et la micro-physique du pouvoir suppose donc qu’on renonce – en ce qui concerne le pouvoir – à l’opposition violence-idéologie 1, à la métaphore de la propriété 2, au modèle du contrat 3 ou à celui de la conquête ; en ce qui concerne le savoir, qu’on renonce à l’opposition de ce qui est « intéressé » et de ce qui est « désintéressé », au modèle de la connaissance 4 et au primat du sujet 5. »

"Qu'on aime ça ou pas, le droit est toujours issu d'un consensus moral." Voilà alors une phrase aussi intelligente qu'une leçon de morale pour élèves des classes primaires au sortir de la seconde guerre mondiale. Qu’elle flatte le sens commun, qu’elle semble réaliste est suffisant pour qu'on en doute franchement.
On lui opposera simplement : « Le corps ne devient force utile que s’il est à la fois corps productif et corps assujetti. […] On peut sans doute retenir ce thème général que, dans nos sociétés, les systèmes punitifs sont à replacer dans une certaine « économie politique » du corps : même s’ils ne font pas appel à des châtiments violents ou sanglants, même lorsqu’ils utilisent les méthodes « douces » qui enferment ou corrigent, c’est bien toujours du corps qu’il s’agit – du corps et de ses forces, de leur utilité et de leur docilité, de leur répartition et de leur soumission. » Je vous laisse consulter Loïc Wacquant pour une actualisation, Punir les pauvres.
A « par là même, toute décision de droit est morale », on opposera : toute décision punitive est un exercice politique de coercition du corps à des fins productives (production matérielle, culturelle ou administrative), exercice légitimé par des normes doxiques et participant lui-même (comme rituel) à l’élaboration de ces normes (processus de normation) – voir Bourdieu sur ces processus de légitimation.

Toutes citations de M.Foucault, Surveiller et punir

1. champ direct ou symbolique, ndr
2. comme unilatéralité des moyens et de l’exercice du pouvoir sur le corps et les comportements, ndr
3. contrat social de Rousseau, comme choix conscient de règles explicites et raisonnées, ndr
4. selon lequel il faut être hors du pouvoir pour produire un savoir, ce que tous les instituts de recherche et tout histoire des sciences peut contrer, voir Z-éthique, le doute et l’erreur, article du magazine n’autre école n°19, à paraître en juin, ndr
5. au sens platonicien de l’immanence du sujet, de l’idée sur la chose, corrélée aux dualismes âme-corps, bien-mal des Églises, l’immanence étant alors remplacée par la préexistence de l’âme, ndr